Mon Interview... dans le journal du Grand Dijon N°19 de décembre 2009...
Quel est le rôle que se donne le Grand Dijon dans cette vision de
l’enseignement supérieur ?
José Almeida, Vice-Président du Grand Dijon
délégué à l’Enseignement Supérieur :
Le Grand Dijon développe une logique de territoire. Il est chargé du développement économique de son territoire. La
formation et la recherche sont des atouts forts de son attractivité. Alors le rôle du Grand Dijon est de mettre en cohérence l’offre de formation et de recherche, de dégager et d’encourager les
compétences fortes qui le différencient et qu’il puisse communiquer auprès des entreprises qui voudraient s’installer. Cela passe aussi par faire le lien entre les établissements, de fédérer les
acteurs, de les connecter avec les entreprises. C’est le but de nos participations au Polytechnicum, au Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) Bourgogne Franche-Comté, ou aux
structures de valorisation, comme uB Filiale ou le GIS AGRALE (lire pages 10 à 12 du Grand Dijon N19).
En période de crise, c’est important d’investir ainsi sur le long terme ?
JA : C’est essentiel ! On ne combat pas la crise en restant immobile. La clé, c’est le mouvement. Nous sommes là pour réamorcer la machine. Créer un cercle vertueux où le développement se nourrit des forces du territoire. Le tramway, les constructions nouvelles, le soutien à l’activité économique sont notre manière de s’armer contre la crise et ainsi être aux côtés de la communauté universitaire. Et si nous n’apportons pas ce soutien, comme le fait le Conseil régional à l’échelle de la Bourgogne, qui le fera ?
Comment assurer nos établissements d’enseignement supérieur de votre soutien ?
JA : A travers la mise en place de conventions concrètes et détaillées, à l’instar de la convention UniversCités. Nous sommes pionniers en France sur ce type de dispositif. Cela marche parce que le Grand Dijon est vu comme une collectivité dynamique, qui développe des projets et peut mettre les moyens pour les mener à terme. Mais rien ne se ferait sans l’humain. Il y a derrière tout cela une volonté politique forte qui se traduit par l’énergie que les élus apportent au quotidien. Les chefs d’établissement font également un travail exceptionnel. Personnellement, j’adore les discussions que l’on partage avec Sophie Béjean (Présidente de l’Université de Bourgogne), Lukas Macek (Directeur de Sciences Po Paris à Dijon) ou Stéphane Bourcieu (Directeur Général de l’ESC Dijon), pour ne citer qu’eux, parce que nous avons tous un objectif en commun : nous travaillons pour améliorer le quotidien des élèves et des étudiants de notre territoire.